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Mise à jour : 23 août 2014

Aux origines de ma famille : les Julia d’Arles-sur-Tech

Arles-sur-Tech | 25 août 2012


En vacances dans les Pyrénées-Orientales, je n’ai pas manqué de visiter Arles-sur-Tech, près d’Amélie-les-Bains. Cette petite ville est chère à mon cœur puisque c’est le berceau de ma famille paternelle. Le nom de Julia est d’ailleurs très répandu dans la région. L’occasion de remonter aux sources de mes origines catalanes...

Arles-sur-Tech

La ville d’Arles-sur-Tech compte 2.700 habitants. Elle se situe à côté d’Amélie-les-Bains, où se trouvent d’anciens thermes romains. Elle s’est construite autour de l’abbaye bénédictine de Sainte-Marie, dont il est fait mention dès 934.

La mairie :

L’abbaye Bénédictine, fondée en 778, est la plus ancienne abbaye carolingienne de Catalogne. L’église romane à trois nefs, abrite un grand orgue Schmidt du XVIIIè siècle. Le cloître gothique du XIIIè siècle est accolé à l’église.

Mais la très grande curiosité de cette abbaye est la Sainte Tombe. C’est un sarcophage de marbre blanc situé sur le parvis de l’abbatiale. Pour une raison mystérieuse, il donne une eau qui se renouvelle sans cesse. Il est le seul vestige conservé du sanctuaire paléochrétien installé dans le site des thermes romains (Les Bains d’Arles). Au-dessus du sarcophage, se trouve la pierre funéraire de Guillaume de Gausselme (début du XIIIe siècle).

Le berceau de ma famille paternelle

Il se trouve que cette petite ville est le berceau de ma famille paternelle. C’est ici que mes ancêtres Julia sont nés, comme en témoigne l’arbre généalogique établi par mon père qui a reconstitué son ascendance jusqu’en 1630 !

Génération 1

- Pierre JULIA
Né à Arles-sur-Tech en 1630 • Mort à Arles-sur-Tech en 1690 (60 ans)
A épousé Cécile IGNORÉ.
Génération 2

- Fransech JULIA
Né à Arles-sur-Tech en 1660 • Mort à Arles-sur-Tech en 1720 (60 ans)
A épousé Grâce TOSTO.
Génération 3

- Joseph JULIA
Né à Arles-sur-Tech en 1701 • Mort à Arles-sur-Tech en 1780 (79 ans)
A épousé Anne OVAILLET.
Génération 4

- Fransech JULIA
Né à Arles-sur-Tech en 1735 • Mort à Arles-sur-Tech en 1811 (76 ans)
A épousé Anne MARTY.
Génération 5

- François JULIA
Né en 1767 • Mort en 1839 (72 ans)
A épousé Anne-Marie BARRERE.
Génération 6

- François JULIA
Né en 1800 • Mort en 1879 (79 ans)
A épousé Elise BELLY.

- Victor JULIA
Né à Arles-sur-Tech en 1810 • Mort à Perpignan en 1880 (70 ans)
A épousé Rose ANCESSY.

Génération 7

- Jules JULIA (Mon arrière-grand-père)
Né à Perpignan en 1838 • Mort à Marseille en 1893 (55 ans)
A épousé Mathilde MUCHART [1]

- Albert JULIA
Né à Perpignan en 1844 • Mort à Perpignan en 1927 (83 ans)
A épousé Élise JULIA.

Génération 8

- Victor JULIA (Mon grand-père)
Né à Perpignan en 1871 • Mort à Marseille en 1950 (79 ans)
A épousé Jeanne CURET. (Ma grand-mère)
Génération 9

- Robert JULIA (Mon père )
Né à Marseille en 1919 • Mort à Pontault-Combault (77) en 2007 (88 ans)
A épousé Noëlle PRÉVOST. (Ma mère)
Génération 10

- Bernard JULIA
Né à Paris en 1947 • Mort à Liège (Belgique) en 1983 (36 ans)

- Christian JULIA (Moi-même )
Né à Paris en 1951

- Didier JULIA
Né à Paris en 1957
A épousé Karine EVRARD.

En visitant ce petit village, certes charmant, mais un peu reculé ! on comprend que mes ancêtres en soient partis pour mener leur vie ailleurs... Dans sa biographie, mon père écrit :

On peut être à peu près sûr que jusqu’au début des années 1800, la totalité de notre famille résidait encore dans cette région. Or mon arrière grand-père (Victor Julia), libraire à Perpignan, a eu deux garçons :

- l’un, Albert Julia, né en 1844, a épousé une cousine (Élise Julia), et a obtenu la gestion de la librairie. Son fils, Émile, médecin, est venu habiter à Paris, boulevard Raspail, et aucun de ses descendants n’est plus retourné en Catalogne. À signaler que son petit-fils, Didier Julia, s’est installé dans la région de Fontainebleau où il était encore député en 2003 [2].
- l’autre, Jules Julia, né en 1838, qui est mon grand-père, a quitté la région et a rejoint Marseille en qualité de professeur de mathématiques au lycée Thiers. Il est mort dans cette ville en 1893.

Son fils, à savoir mon père, est né et mort à Marseille. Moi je suis né à Marseille et habite la région parisienne depuis 1944. Mes enfants et petits-enfants sont nés et habitent en région parisienne.

Autrement dit, il semble bien que notre branche des Julia a effectivement quitté la Catalogue pour toujours...

Deux Didier Julia

Ma famille compte actuellement deux Didier Julia. L’un a été député de Fontainebleau de 1967 à 2012 ; l’autre, mon frère, est compositeur de musique et producteur de dessins animés. On les confond souvent l’un avec l’autre. Le député est souvent félicité pour ses musiques, et mon frère pour ses prises de position...

Didier Julia.

Le député Didier Julia.

Didier Julia.

Mon frère, le compositeur de musique et producteur de dessins animés.

Le vieux cimetière d’Arles-sur-Tech

Lors de ma visite, je me suis bien sûr rendu dans le vieux cimetière d’Arles-sur-Tech, en quête de la tombe de mon ancêtre de 1630, Pierre Julia. Mais beaucoup de tombes portent le nom de « Famille Julia ». L’une d’elles, pourtant, très ancienne, m’a semblé pouvoir abriter ma famille, mais sans certitude.

Notes

[1] Matilde Muchart est une parente du poète Henri Muchart à qui l’on doit ce très beau poème :

La Maison du poète

Pour mon cœur paresseux et mobile, je rêve
D’une demeure ouverte à tous les horizons,
D’où l’on verrait les toits de la ville prochaine
Et qui surplomberait la mer de ses balcons.

Ce serait sur le bord des Iles Baléares,
En haut d’un promontoire à l’air salubre et pur,
J’aurais des fruits choisis et des volumes rares
Avec de claires aquarelles sur les murs.

Là, s’harmoniseraient les passions contraires,
Poète sédentaire et fumeur indolent,
Je laisserais voguer mon âme aventurière
Ou voyager mes yeux avec les goélands.

Des lauriers frémiraient à peine au vent du large,
Et des magnolias aux feuilles de métal
Exhaleraient le fort parfum de leurs fleurs calmes,
Près de figuiers au grand feuillage ornemental.

Puis, des bambous baignés de lumière divine,
Avec des oliviers sensibles et changeants
Qui, vibrant à l’éveil de la brise marine,
Laisseraient ondoyer leur feuillage d’argent.

Pour figurer mon cœur chatoyant et frivole
Et mon esprit exact que nul souffle n’émeut,
Je ferais contraster, en un double symbole,
L’impassible figuier et l’olivier nerveux.

Mes fenêtres seraient ouvertes à l’air libre,
Par où viendrait, du port ensoleillé et clair,
L’odeur d’un chargement de caroubes de Chypre
Et où s’encadreraient des oiseaux sur la mer.

Tandis, qu’avec des mots aux brillantes facettes,
Je cristalliserais des vers en mon cerveau,
Où dans la strophe symétrique aux quatre arêtes,
J’encadrerais la bleue immensité des flots !

(Les Balcons sur la mer)

[2] Pour des raisons d’âge, Didier Julia n’a pas brigué de nouveau mandat en 2012. Il a été élu député sans discontinuité à partir de 1967.

Voir aussi

PointLa Gorge de la Fou [En France]

Géolocalisation

Arles-sur-Tech - Languedoc-Roussillon
Publié le 12 mars 2013
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